LE CIRQUE DE L’ÉQUATEUR : Phénix gabonais, triomphe à Osaka et renaît de ses cendres.
Tombé dans l’oubli il y a quelques années, victime d’un manque de structuration et de visibilité, le Cirque de l’Équateur semblait promise aux méandres de l’histoire culturelle gabonaise. Aujourd’hui, tel un phénix, il renaît de ses cendres pour reconquérir la scène nationale et internationale, avec un triomphe retentissant à l’Exposition Universelle 2025 d’Osaka comme point d’orgue.
Cette résurrection est le fruit de l’abnégation d’un noyau dur hyperdiscipliné et d’anciens, les « caciques » entrepreneurs, basés dans le quartier Haut des Guégués à Libreville. Grâce à leur ténacité, la formation a multiplié les représentations, d’abord à Libreville et à l’intérieur du pays, pour affuter son jeu et regagner le cœur du public.
Le coup de maître : Osaka 2025
C’est sur la scène prestigieuse de l’Exposition Universelle d’Osaka que le Cirque de l’Équateur a véritablement scellé son grand retour. La formation gabonaise y a été tout simplement magistrale, remportant l’adhésion du public international.
Le secret de ce succès ? « Photo Synthèse », un concept audacieux écrit par Franck Stéphane Dibault et mis en chorégraphie par Kaïsha Irma Essiane. Cette pierre angulaire du spectacle a servi d’écrin au groupe Émeno, un collectif fusionnant les percussions traditionnelles du Tandima, la danse Obassa et l’énergie d’instrumentistes et de danseurs urbains. Leur performance, alliant discipline de fer, professionnalisme sans faille et rendu visuel époustouflant, a incarné la modernité et la richesse du patrimoine culturel gabonais.
Une renaissance nécessaire pour la culture et la société
Au-delà de la performance artistique, le retour du Cirque de l’Équateur est une excellente nouvelle pour les arts du spectacle au Gabon. Il rappelle l’importance fondamentale des arts circassiens, à la croisée de la tradition, de la prouesse physique et de la créativité contemporaine.
Alors que le pays se reconstruit, une telle formation est plus que jamais essentielle. Elle participe à l’épanouissement de la jeunesse, offre un divertissement de qualité et porte fièrement l’étendard de la culture gabonaise à travers le monde. Le Cirque de l’Équateur se repositionne ainsi petit à petit dans un paysage artistique qui n’aurait jamais dû se passer de lui. Son retour annonce incontestablement un souffle nouveau pour le spectacle vivant gabonais.
À propos du Cirque de l’Équateur :
Ancienne formation emblématique gabonaise, le Cirque de l’Équateur a connu une éclipse avant de renaître récemment grâce à une équipe basée au quartier Haut des Guégués. Il allie traditions gabonaises et disciplines circadiennes modernes pour créer un spectacle unique et fédérateur.

